HENRI-FREDERIC BLANC
RESUME:
Le capitaine Radock n’a plus un rond. Son dernier
exploit maritime, éperonner un supertanker à fait de lui un exclu des routes navales. Plus d’appartement, pas d’ami, ses deux derniers, Tintouin s’est suicidé à cause d’une sombre histoire
de BD et le professeur Tournefol est à Taïwan, plongé dans l’invention d’une bicyclette molle. Dans ces circonstances, cette soirée de noël ne serait pas si grave, s’il avait au moins la
possibilité de vider quelques bouteilles de whisky, ou tout autre liquide alcoolisé. Cependant, même cela lui est refusé.
Débute alors une errance à travers Paris, à la recherche de toute occasion de résoudre cette situation de sécheresse buccale.
Accroché à sa fierté de vieux loup de mer, casquette visée sur le crâne, barbe fièrement arborée, le capitaine Radock va où le vent le porte, dans un atmosphère de catastrophe internationale. Et
ce sont toute les tares de notre société qui vont être passées en revue, avec la verve d’un homme qui n’a plus que le droit de dire ce qu’il pense, et qui ne s’en prive pas.
Rencontre avec le monde littéraire et ses auteurs aux
fades écrits, avec une population à qui seule une consommation aveugle donne encore un semblant de vie. Avec un Paris où le prédateur le plus dangereux, enfin jusqu’à la fin du récit, est la
voiture. Mais aussi quelques échanges avec d’irréductibles épaves ou de sombres illuminés. Sans oublier les femmes, qui si, elles, ne le regarde plus, lui, ne se prive pas de les apprécier,
œuvres d’art auxquelles il ne peut plus prétendre, même s’il essaie sans honte.
Le capitaine Radock va nous peindre, le temps d’une nuit de fête, la derrière fresque bien désolante d’un société qui ne survivra pas à ses excès.
AVIS:
C’est le genre de livre dont le contenu me plaît à deux cents pourcents, mais qui dérangera au mieux, ou déplaira plus certainement à neuf lecteurs sur dix. Même aussi bien écrit que possible, et c’est le cas pour ce livre, personne n’aime beaucoup se voir décrit aussi négativement.