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2013-06-17T15:54:00+02:00

Le chemin sauvage

Publié par loofie

Jean-François HAAS

 

RESUME :
Bien que ses petits camarades le moquent comme un trouillard, le narrateur, lui, n’a pas peur des Italiens et la pizza lui plaît. C’est un enfant de presque douze ans dont le père, ouvrier et syndicaliste, refuse de jouer aux jeux dangereux de l’exclusion auxquels se livrent les villageois. Le petit narrateur l’a bien compris et il s’attache à tous ceux qu’on raille trop facilement. L’enfant connaît le poids des choses. Il joue à la guerre, qui est encore fraîche dans la mémoire des pères dont on invente ou magnifie l’héroïsme pour impressionner ses camarades. La mort est partout présente autour de lui: dans les récits de guerre, mais aussi dans sa famille. Il a perdu son frère aîné, emporté par la maladie. Sa vie est ponctuée par les visites au cimetière à ce «frère qui est silence» et qui l’accompagne encore, muet, dans ses jeux.


Et très vite, le narrateur va perdre un autre amour d’enfance, la belle Myriam, une orpheline «misée» – c’est-à-dire adoptée en tant que servante – dans une famille de paysans brutaux. Myriam dont les formes naissantes allument malgré elle le désir des hommes. Elle va bientôt disparaître et sera retrouvée morte près de l’étang. Qui a tué Myriam? La question sera le moteur du texte qui, dès lors, prend des allures de policier…

 

AVIS
Le Chemin sauvage n’est pas qu’un simple polar. Le soupçon qui rôde et se pose tour à tour sur plusieurs personnages est le révélateur des peurs et des hantises de cette communauté campagnarde. Les Italiens? L’homosexuel qui a eu le malheur de laisser transparaître ses préférences? Le curé un peu trop humaniste? Le père syndicaliste? Le simple d’esprit? Les vieux Gitans? La liste est longue de ceux qui ont peut-être voulu nuire au village et à ses habitants.
Il y a dans ce Chemin sauvage , une campagne luxuriante, secrète, obtuse parfois – elle a ses grottes, ses étangs, ses arbres qui chuchotent des histoires –, son village, sa laiterie, ses fermes aux volets clos et la modernité qui la menace. Ce monde moderne qui promet de bousculer l’ordre ancien, c’est celui du barrage que les hommes travaillent à construire et qui engloutira bientôt une part de ce petit univers campagnard; c’est aussi celui des baraquements installés aux abords du village et où vivent les Italiens . Au village, on ne les aime pas du tout ces émigrés, ces hommes «aux yeux de loup» à qui on n’a rien demandé et qui n’ont qu’à travailler et se tenir à carreau

Le projet de Jean-François Haas est celui d’un humaniste qui veut pointer le racisme et la haine; qui veut dénoncer la détresse des exclus en écho peut-être à d’autres exclusions plus contemporaines celles-là.

L'histoire que nous conte le narrateur n'est pas linéaire, Il y a de nombreux retour en arrière et on ne s'en rend pas compte de suite. Ce qui crée un certain malaise (où en est-on dans l'histoire??) certainement voulu par l'auteur afin de nous déstabiliser comme l'est le narrateur.

 

Et vous qu'en avez-vous pensé?

 

 

 



 



 

 

 

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